Steve Haldeman

Comment j’ai rencontré ma fille – premières pages

Comment j'ai rencontré ma fille

Extrait

INTRODUCTION


Mon désir de devenir père s’est manifesté à l’âge de 25 ans. C’est-à-dire assez jeune, surtout que je n’étais pas encore en couple.
Cinq ans plus tard, peu de temps après notre mariage, mon épouse et moi avons tenté d’avoir des enfants. Après de jouissives, mais vaines tentatives, le destin nous a rattrapés. Nous avons dû combattre la maladie, et faire avec l’infertilité définitive qui en a découlé.
Pendant les quinze années qui ont suivi, nous avons fait notre possible pour pallier ce manque d’enfant. Cela nous a amenés à découvrir comment s’organise la protection de l’enfance dans notre pays, en étant candidats à l’adoption, puis en devenant famille d’accueil. Nous désirions absolument nous occuper d’enfants, or ceux qu’il faut protéger sont nombreux. La solution paraissait toute trouvée.
Devenir famille d’accueil nous a apporté une sérénité qui nous avait manqué jusque là, et pour ma part, c’est devenu une vocation, un style de vie. J’y ai trouvé une forme d’épanouissement que je n’aurais pas imaginée avant.
Ce faisant, mon épouse et moi avons expérimenté un métier finalement peu connu, car la vision qu’en donnent les médias est fréquemment éloignée de la réalité. Et ce n’est pas étonnant. D’abord, la protection de l’enfance est un monde cloisonné, difficile à appréhender à cause du secret professionnel auquel sont astreints ceux qui y travaillent. De plus, le sort peu enviable des enfants placés suscite souvent l’indignation. Les journalistes ont tendance à idéaliser ceux qui s’occupent de ces gamins abîmés, ou à condamner les intervenants de la protection de l’enfance quand ils ne font pas un travail irréprochable. Et je les comprends ! La protection de l’enfance à la française est à l’origine des pires rancœurs que j’ai pu ressentir dans ma vie, comme des plus belles émotions ! Cependant, en rester là dessert la bonne compréhension de ce qui s’y passe.

Je vous invite donc à découvrir mon histoire, celle d’un homme en mal d’enfant, au sein d’une institution à la tâche aussi ardue qu’ingrate. Car c’est cet itinéraire qui m’a finalement permis, à la faveur d’un fait divers dramatique, de devenir père. J’espère vous apporter une vision réaliste de la protection de l’enfance dans ce qu’elle a de beau, et je proposerai des solutions pour améliorer ce qui me paraît perfectible.


CHAPITRE 1 : APPRENDRE À AIMER


Si j’ai dû faire face à quelques contrariétés dans ma vie, je dois reconnaître que j’ai eu une chance de tous les diables. Je sais que ça peut paraître banal à dire comme cela, mais parfois, se rendre compte de notre bonne fortune aide à voir les choses du bon angle.
Pour commencer, je suis né français, au cœur d’une époque historiquement calme, une période de paix durable. En outre, je n’ai jamais connu les privations. Je ne sais pas ce que c’est que d’avoir faim. Mieux que cela, je suis né dans un environnement social propice, ni pauvre ni trop aisé, et culturellement stimulant. Cerise sur le gâteau, je suis optimiste envers et contre tout. La plupart du temps, je vois le verre à moitié plein, quand d’autres le voient à moitié vide. Quand les chances sont les mêmes pour tous, mais que vous avez le sourire alors que les autres partent déçus, vous avez déjà une longueur d’avance dans la course au bonheur !
Cela dit, ma plus grande chance, c’est d’être tombé sur des parents comme les miens. Il est difficile d’aimer quand on n’a pas été choyé pendant cette période clé qu’est l’enfance, or j’ai de l’amour à revendre, et c’est largement grâce à eux. Je vais préciser ce que je leur dois, car cela mettra en lumière certains des choix que j’ai faits au cours de ma vie, comment j’envisage la parentalité, et comment je me suis occupé des enfants qui m’ont été confiés.

Tout d’abord, je dois dire que, gamin, j’ai longtemps considéré mon père sinon comme un dieu, du moins comme quelqu’un d’exceptionnel. Outre sa culture, son ouverture d’esprit, son honnêteté et sa capacité à être économe, il a été un modèle. Il m’a montré les vertus du travail bien fait, sans pour autant l’exiger de moi, du moins pas exagérément.
J’ai longtemps eu une vision plus mesurée des qualités de ma mère. Elle disposait d’une formation initiale légère, n’ayant jamais passé le cap de la 4e professionnelle, alors que mon père était saint-cyrien. Qui plus est, elle a longtemps été mère au foyer, dans une société qui ne valorise pas assez ce choix de vie. Cela dit, je n’ai jamais eu honte de ma mère, de sa culture. Elle a toujours eu cette capacité à être à l’aise dans n’importe quelle situation, dans n’importe quel milieu social. Avec le recul, et compte tenu de son parcours, c’était peut-être une performance supérieure à celle de mon père.
Avec les années et l’expérience, je me suis rendu compte que ce que ma mère m’a apporté de plus remarquable peut se résumer à un amour maternel sans failles. Elle a toujours eu cette capacité à voir en moi du merveilleux, du moins à me le faire croire. Pourtant, il m’arrivait de lui en faire voir de toutes les couleurs. Je ne veux pas dire qu’elle était aveugle, elle savait me dire ce qui n’allait pas, mais l’instant d’après, elle avait toujours ce regard incroyable qui me donnait l’impression que j’étais exceptionnel, même quand ce n’est pas l’impression que je me faisais à moi-même. Je n’ai réalisé à quel point cette qualité était importante que lorsque je suis devenu famille d’accueil.
Des exemples de ces moments où mes parents ont continué à croire en moi, même quand ça ne me paraissait pas justifié, il y en a eu un certain nombre. Je vais en citer deux, autant pour vous faire sourire que pour mettre en lumière leurs qualités. Et surtout, cela expliquera comment ils m’ont transmis cette persévérance au quotidien.

L’année de mes dix-huit ans, alors que je venais d’obtenir le permis de conduire, je leur avais demandé de me laisser partir en vacances dans les Alpes, chez des cousines. Je devais m’y rendre avec l’une des deux voitures de la famille, mais la veille, mon père m’a demandé de sortir un de ces véhicules du chemin où il était garé. Il m’a donc passé les clés, et j’y suis allé. Sauf que, ne me demandez pas pourquoi, je me suis imaginé que je n’avais pas le droit de passer au volant. J’ai donc ouvert la portière conducteur, j’ai desserré le frein à main, et j’ai essayé de retenir le véhicule avec mes petits bras musclés, alors qu’il descendait la pente. La portière ouverte s’est coincée dans la haie, et s’est complètement retournée.
Je vous laisse imaginer la tête de mes parents, en particulier celle de mon père, qui n’est pas réputé pour son flegme.
Eh bien croyez-le où non, mais le lendemain matin, ils m’ont quand même laissé partir pour les Alpes, avec l’autre voiture !

La bienveillance de mes parents se montrait aussi sur le long terme. En témoigne l’acharnement dont ils ont fait preuve pour m’apporter les meilleures conditions pour mes études, alors que je crois les avoir déçus si souvent ! Car figurez-vous que j’ai passé huit années de ma vie au lycée !
Oui, vous avez bien lu.
Alors que la plupart des adolescents usent les bancs du lycée pendant trois années, j’y suis resté huit ans.
Alors je triche un peu, c’est vrai, car j’intègre dans ce décompte les trois années que j’ai passées en classes préparatoires aux grandes écoles d’ingénieur, qui se déroulent généralement dans un lycée. Il n’en reste pas moins qu’après avoir redoublé ma Seconde, j’en ai fait autant avec la Première. Et ne pensez pas que j’avais des difficultés scolaires, c’était tout le contraire ! J’étais juste un peu mal dans ma peau pendant mon adolescence, et c’était aggravé par un joli poil dans la main.
Quand il a fallu que je refasse ma Première, après avoir déjà recommencé la Seconde, que croyez-vous que mes parents m’ont proposé ? Ils m’ont invité, non sans montrer leur inquiétude, à choisir le lycée de mon choix, qui s’avérait être dans le privé. Et ils ont accepté que j’en intègre l’internat. Cela dit, je reconnais que ne plus avoir son enfant en échec scolaire sous les yeux toute la semaine, ça doit soulager un peu !
C’est comme cela que je me suis remis à travailler. La patience de mes parents a payé, et j’ai réussi à intégrer les classes préparatoires aux écoles d’ingénieur. Pour autant, ils n’étaient pas au bout de leur peine…
Après avoir refait une année de Mathématiques spéciales quasiment pour rien, et avoir passé des concours aux inscriptions onéreuses en pure perte, j’ai annoncé à mes parents que j’arrêtais mes études. Et puis, dix jours plus tard, j’ai changé d’avis, et je leur ai demandé de se porter garants pour que je puisse contracter un prêt étudiant, afin d’intégrer une école de commerce privée. Là encore, mes parents ont accepté.
Cette fois, je ne les ai pas déçus. Je suis allé au bout de mes études, et je me suis tellement investi dans les jobs étudiants que j’ai remboursé mon prêt par anticipation, en un an et demi au lieu de sept.
Quand j’y repense, je suis toujours impressionné par la persévérance dont ils ont fait preuve pour moi. L’abnégation de mes parents, dans l’intérêt supérieur de leur enfant, m’a toujours épaté. D’autant que les qualités que je leur reconnais ne s’arrêtent pas là.

Par-dessus tout, mes parents ont réussi à rester ensemble, en dépit des difficultés. Et il y en a eu, car la vie n’est pas un long fleuve tranquille. De ce fait, je les ai toujours perçus comme un phare dans la tempête, un exemple d’amour nourri d’efforts au quotidien.
Cet amour durable, alors qu’un mariage sur deux se termine par un divorce, m’a apporté une sérénité qui n’a pas de prix. Mes parents s’engueulaient parfois, comme tous les parents, et je me souviens de la trouille qui pouvait m’étreindre quand j’imaginais qu’ils pourraient se séparer. Mon épouse, elle, a vu les siens divorcer quand elle avait 15 ans, et j’ai vu les dégâts que cela peut causer. Ce bouleversement introduit une incertitude délétère dans la vie d’un enfant, lui enlevant la sécurité affective dont il a besoin pour se construire. Je l’ai vu maintes fois par la suite dans mon entourage, à mon grand regret.
La chance que j’ai eue avec mes parents, je ne m’en suis aperçu que progressivement.
En premier lieu, enfant, j’ai pu voir que certains de mes cousins n’avaient pas l’air aussi heureux que moi, et qu’ils n’avaient pas eu autant de temps que moi pour profiter de leur insouciance. Je me souviens d’Elsa qui pleurait tout le temps, alors que je ne savais pas vraiment pourquoi. Ses parents étaient séparés, mais je n’avais aucune idée de la souffrance réelle que cela pouvait engendrer. À cette époque, j’imagine qu’elle devait subir une double peine, car en plus de voir son soutien familial partir en fumée, il devait lui arriver qu’on la prenne pour une pleurnicharde.
Adolescent, je ne pouvais pas comprendre les problématiques de garde partagée, notamment parce que certains de mes copains présentaient cela comme un avantage. En conséquence, il m’était difficile de saisir la peine que cela pouvait générer au quotidien.
Devenu adulte, j’ai eu encore plus de raisons de penser que les divorces ont un impact énorme sur la vie des enfants. Et pour cause, l’une des tâches les plus importantes des parents, c’est de montrer l’exemple à leurs rejetons, en particulier en ce qui concerne leur sécurité affective. Seulement, comment croire que l’amour éternel est possible, si vos parents vous ont prouvé que leur engagement n’avait pas beaucoup de valeur ? Et c’est pire encore si, après leur séparation, ils ont passé des années à s’écharper !

L’amour inconditionnel de mes parents, et la solidité de leur couple, ne forment que deux des facettes de l’éducation qu’ils m’ont prodiguée. Ils ont également su faire preuve d’une autorité qui est aujourd’hui trop souvent décriée.
Il arrivait que mon frère et moi dépassions les bornes, et que cela fâche nos parents. À l’occasion, cela débouchait sur un peu de brutalité de leur part.
Alors, évidemment, ce terme « brutalité », choisi à dessein, peut ternir le portrait que je viens de brosser d’eux. Pourtant, ce n’est pas mon intention.
Les parents, et les miens n’ont pas fait exception, peuvent se retrouver dans des situations où leurs enfants les épuisent. Et dans ces cas-là, il est difficile de ne pas perdre son calme. Sauf que, dans notre société actuelle, l’invitation à se montrer bienveillant est permanente. Elle est parfois dévoyée, mal appliquée, en particulier quand la brutalité est condamnée sans discernement.
Ma mère, quand nous étions petits, se servait d’une cravache pour nous faire peur. Peut-être nos mollets l’ont-ils sentie à l’occasion, mais je ne saurais le confirmer. Je n’en ai pas le souvenir, et quand bien même cela aurait pu arriver, ce n’était que symbolique.
Mon père, militaire, enlevait son ceinturon pour nous punir, et ça nous faisait peur également, d’autant que mon paternel était une figure d’autorité assez efficace. En tout cas, il nous impressionnait plus que ma mère ! Je me souviens d’un jour où il nous avait retrouvés sur les toits de la ville, alors que nous étions tous les deux en Maternelle. Ce jour-là, il nous a fait rentrer à la maison en nous faisant courir devant sa moto, et dans mon souvenir de bambin, il faisait tournoyer son ceinturon au-dessus de lui. Rien que de l’écrire, j’en souris encore.
Quand j’étais en 6e, mon père m’a fait un hématome au bras en me tenant un peu fort, parce qu’il s’agaçait que je ne réussisse pas à comprendre mes leçons. Et puis deux ans plus tard, il m’a mis une gifle. Je venais de le traiter de con, alors que j’avais treize ans. Pourquoi ? Il m’avait poussé un peu, excédé par ma flemme récurrente. Aujourd’hui, certains qualifieraient cela de violence éducative, et ils n’hésiteraient pas à placer mon père au pilori. Pourtant, ce serait une grave erreur ! Qu’aurais-je pensé de lui s’il n’avait pas réagi ? Quelle image m’aurait-il laissée, et quelles limites aurais-je franchies ensuite, s’il ne m’avait pas montré qu’il y a des bornes qu’un enfant ne doit pas dépasser ? D’autant que j’ai très vite su que mon père s’était senti coupable de ce qui s’était passé.
Pour ces exceptions, est-ce que je leur en veux ? Absolument pas !
D’abord, tout le monde pourra convenir que ce que je viens de décrire, rapporté à la durée de toute une enfance, ça n’est pas grand-chose. D’autant que, de mon point de vue, la brutalité fait parfois partie de la vie, et il faut bien apprendre que certaines actions peuvent la provoquer. Qui plus est, et comme je l’ai déjà dit, c’était exceptionnel. Cela n’avait rien à voir avec les violences éducatives ordinaires dont sont victimes certains enfants, et qui peuvent amener à ce qu’ils soient retirés à leurs parents.
De plus, je préfère cent fois avoir pris cette gifle, qui était somme toute une marque d’affection et d’intérêt, plutôt que d’avoir eu à subir la démission parentale que je constate depuis des années. Certains parents d’aujourd’hui sont des modèles d’affabilité, qui cache parfois un désintérêt catastrophique pour leurs rejetons. Cela peut avoir des conséquences plus graves que celle de la brutalité. Ils ne frappent pas, mais ils ne s’occupent pas de leurs enfants pour autant. Ils les laissent devant la télévision. Ils privilégient leurs habitudes de vie d’adulte en sortant le soir, trainant leurs enfants derrière eux au lieu de les coucher. Ils ne s’occupent pas de leurs activités. Ils préfèrent leur mentir en leur disant qu’ils sont parfaits, pour avoir la paix.
Je suis donc extrêmement reconnaissant à ma mère et à mon père de ne jamais avoir lâché l’affaire, et d’avoir déployé une énergie incroyable pour faire passer mon intérêt avant le leur.
L’enfance est une période très importante, où l’on construit ses forces pour le reste de sa vie. Ce qui n’est pas acquis à ce moment-là le sera difficilement plus tard. J’ai donc eu, je le redis, une chance extraordinaire d’avoir les parents que j’ai. Cette chance a eu un impact majeur sur la façon dont s’est déroulée ma vie d’adulte, et sur la capacité que j’ai à donner de l’amour à mon tour.
En particulier, cette sécurité affective s’est avérée décisive quand j’ai rencontré celle qui allait devenir ma femme.


CHAPITRE 2 : L’AMOUR DE MA FEMME


Lorsque l’on a bénéficié de bonnes conditions pour grandir, les choses sont plus simples. Les aléas de la vie sont plus faciles à gérer, et on les affronte avec sérénité.
J’ai profité quelques années de ma vie de jeune adulte sans responsabilités, puis il est arrivé un temps où la vacuité de ce quotidien de célibataire s’est fait ressentir. À la fin de l’année 2001, alors que j’avais 28 ans, je me suis mis à chercher l’amour.
J’avais bien conscience de l’importance de cette démarche. Le dire comme cela peut paraître dénué de glamour, et pourtant ce n’était pas le cas. Simplement, des années auparavant, mon père m’avait dit qu’il n’y a qu’une seule personne avec qui l’on choisit de vivre. Toutes les autres, que ce soit nos parents, nos frères et sœurs, et même nos enfants, on ne les choisit pas. J’avais donc conscience que j’étais en quête de la seule et unique personne avec qui j’allais choisir de vivre, la seule et unique que j’allais choisir d’aimer. Il me paraissait indispensable de mettre toutes les chances de mon côté pour rencontrer celle avec qui toutes les planètes allaient s’aligner.

Des amourettes, j’en avais eu quelques-unes, mais rien de sérieux. Il y a bien eu une jeune femme que j’ai fréquentée de façon irrégulière. Je l’appréciais beaucoup, raison pour laquelle j’ai mis du temps à comprendre que je n’avais pas de sentiments pour elle.
Au mois d’avril 2002, après quelques rencontres pas concluantes, je suis tombé sur Rose.

 

L’extrait s’arrête là. 

 

Voici l’intégralité de la table des matières, pour vous donner un aperçu complémentaire :

 

Introduction
1 – Apprendre à aimer
2 – L’amour de ma femme
3 – Les épreuves
4 – Notre parcours d’adoption
    Le début
    Les entretiens
    L’appel du refus d’agrément
    L’après-agrément
5 – Devenir famille d’accueil
    Une décision logique pour moi
    Comparatif des avantages et des inconvénients du métier
    L’embauche
    Une formation initiale intéressante, autant qu’inquiétante
    Une seconde formation longue, au contenu vide
6 – Travailler pour l’ASE
    Préambule : L’ASE, qu’est-ce que c’est ?
    Ce qui va : Des femmes et des hommes de qualité
    Ce qui ne va pas : Les lourdeurs administratives
    Ce qui ne va pas : La résistance au changement
    Ce qui ne va pas : Le maintien, coûte que coûte, du lien avec les parents
    Ce qui ne va pas : L’exercice du pouvoir
    Ce qui ne va pas : La façon dont les familles d’accueil sont traitées
    Ce qui ne va pas : L’autorité est mal vue
    Ce qui ne va pas : Les gens n’ont pas conscience de leurs défauts
7 – Travailler avec les enfants
    Du bonheur au quotidien
    Nathan
    Siegfried
8 – Zoé
    Tombée du ciel
    Onze jours d’attente
    Le soleil se lève
    Une première année relativement tranquille
    Un an. Et après ?
    L’incompétence aux commandes
    Retour au service adoption
    Le Conseil de famille
    Le début de l’évaluation du service adoption
    L’inconséquence d’une cheffe de service
    Les entretiens de Zoé avec le service adoption
    Le second Conseil de famille
    Le jugement
    Notre fille, et notre projet
Conclusion
 

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