Steve Haldeman

Biographie

Né en 1973 sur les bords de la Marne, je découvre très vite le plaisir de la lecture. Cette passion, entretenue par mes parents, dévore une part importante de mon temps jusqu’à la trentaine. Ensuite, en parallèle de mes activités professionnelles, je commence à écrire les romans que j’aurai aimé lire, mais que je n’ai jamais trouvés.

En 2022, alors que je suis très investi dans la protection de l’enfance, je me lance dans l’auto-édition par choix. Cette solution me plaît. Elle m’apporte une liberté que je n’aurai pas eue chez un éditeur classique. Très vite, dans le sillage de mon premier roman, je publie des podcasts et des vidéos pour lutter contre les tabous et les idées reçues.

À ce moment, Rose et moi sommes famille d’accueil, en cours d’adoption de notre fille, qui nous a été confiée dans ce cadre. Auteurs d’un roman dont le thème est le BDSM, nous restons très discrets afin de la protéger. Pendant cette période qui durera jusqu’en 2025, nous ne sommes pas à visage découvert sur les réseaux sociaux. C’est la raison pour laquelle j’ai utilisé l’avatar affiché ci-contre, qui a été généré grâce à ToonMe à partir de mon portrait. M’y étant habitué, je continue à l’utiliser, notamment sur les miniatures des podcasts.

Rose, plus discrète, apparaît peu sur nos publications. Elle gère nos comptes Instagram et TikTok.

La genèse de la série Maître et soumise, leur histoire

Du point de vue de Steve Haldeman

Lorsque je commence à écrire, ce que je veux raconter depuis toujours, c’est une saga de science fiction. Et parce que je n’ai pas d’expérience d’écrivain, et que ce genre littéraire me paraît plus exigeant que d’autres, je prends bien soin de ne pas débuter par ça…

Avant, pour m’assurer que j’aurai le talent nécessaire, je décide que mon premier livre sera une romance. Et pas n’importe laquelle ! Je me lance dans l’histoire prenante de deux amants aux prises avec leur attirance pour les relations de domination.

Le sujet n’est pas choisi à la légère. À 16 ans, dans la bibliothèque de mes parents, je suis tombé sur Histoire d’O. Dès les premières lignes, le trouble et des émotions puissantes sont au rendez-vous. Si l’excitation sexuelle que ce roman provoque n’y est pas pour rien, elle n’explique pas tout. Car il y a une humanité sincère dans ces pages. Pauline Réage, en rédigeant ce drame, relève le défi que lui a lancé Jean Paulhan, et ce faisant elle lui déclare sa flamme. Avec une honnêteté incroyable, elle décrit ses fantasmes en toute liberté, peut-être parce qu’elle ne sait pas encore qu’ils seront publiés.

Des livres de ce genre, j’en ai lu d’autres : Le lien (Vanessa Duriès), Dolorosa Soror (Florence Dugas), Le bel échange (Claudine Galea) et Entre ses mains (Marthe Blau) pour ne citer que ceux-là. Avec l’expérience, ces lectures m’ont amené à constater que leurs auteurs sont surtout des femmes. Et en cherchant d’autres œuvres du même type, je me suis aperçu à quel point les hommes sont absents de ce registre. En conséquence, le point de vue masculin n’est pas exprimé. Les autrices décrivent avec talent des attirances, des pulsions et des échauffements des sens parfois hors de contrôle, mais leurs personnages masculins sont souvent présentés comme des monstres d’égoïsme, sans recul.

Je décide donc de raconter l’histoire de Marc, un jeune homme dominant, et je choisis d’en faire la narration à la première personne, afin que lectrices et lecteurs puissent entrer dans son esprit.

Pendant des mois, alors que la rédaction avance, je soumets mes écrits à mon épouse pour recueillir son avis. Au cours de nos échanges, arrive une chose à laquelle je ne m’attendais pas…

Du point de vue de Rose Haldeman

Lorsque Steve me montre son travail pour la première fois, il n’a écrit que quelques dizaines de pages. À la fin de la lecture, je ne suis pas emballée. Il a choisi un sujet qui n’est pas consensuel, et il a opté pour des descriptions réalistes qui me paraissent crues.

Mes critiques ne l’arrêtent pas, au contraire. Il tient compte de mes remarques, et parce qu’il est motivé et tenace, je l’aide à améliorer ses personnages et son style. Alors que sa rédaction avance et gagne en qualité, je découvre une histoire plus profonde que le début pouvait le laisser présager.

Évidemment, durant les deux années pendant lesquelles il rédige son histoire d’amour, nous en discutons beaucoup. Pendant ces échanges, je reconnais que le point de vue masculin que Steve expose sur les relations de domination et sur le BDSM est intéressant, original, et comme il le dit, assez rare dans la littérature. Mais le fait de vivre l’histoire dans la tête de Marc a une conséquence négative. Cela donne peu de substance au personnage de Charline, et même si on devine ce qui l’anime, elle paraît mièvre, alors que ce n’est pas ainsi que Steve l’a imaginée.

Alors que je le lui fais remarquer, il acquiesce sans mal, et me dit qu’il y a une solution toute trouvée pour résoudre ce problème. Il suffit d’écrire la même histoire du point de vue de Charline !

Il a dit ça comme ça, sans y croire… Pourtant, depuis toute jeune j’écris des textes courts et j’aime ça. Par ailleurs, j’ai très envie de m’approprier le personnage de Charline pour le mettre en valeur.

Je commence alors son roman en pensant que de cette manière les lecteurs pourront vraiment comprendre comment se passe leur rencontre, et à quel point Marc et Charline la vivent différemment.